Actualité RH · JO du 25 octobre 2025 — loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, article 8. Situation vérifiée le 1er novembre 2026. Le Code du travail ne limite plus à trois le nombre de mandats successifs des élus du CSE. Cette suppression permet de nouvelles candidatures ; elle ne vaut ni réélection automatique ni prolongation du mandat en cours.
Un élu peut-il briguer un quatrième mandat ?
Oui, sous réserve de remplir les conditions applicables à sa candidature. Service Public présente la suppression de la limite issue de la loi du 24 octobre 2025. La version de L. 2314-33 en vigueur depuis le 26 octobre 2025 ne comporte plus cette restriction.
Pour préparer un renouvellement, ne rejetez donc pas une candidature au seul motif que le salarié a déjà exercé trois mandats consécutifs. Le contrôle porte sur les règles actuelles, ainsi que sur le scrutin concerné et les conditions d’éligibilité.
La durée du mandat change-t-elle ?
La suppression d’un plafond de renouvellements ne change pas la durée de chaque mandat. L. 2314-33 prévoit une élection pour quatre ans. Par dérogation, L. 2314-34 permet à un accord de branche, de groupe ou d’entreprise de fixer une durée comprise entre deux et quatre ans.
Retrouvez l’accord pertinent et la date de fin du mandat actuel. Il faut distinguer la possibilité de se représenter, le calendrier électoral et le résultat du vote. La réforme n’attribue pas un nouveau siège sans scrutin.
Quelles conditions d’éligibilité restent à vérifier ?
L. 2314-19 prévoit notamment l’âge de dix-huit ans et un an de présence dans l’entreprise, pour les électeurs éligibles. Il exclut les proches de l’employeur énumérés par le texte ainsi que certains salariés assimilés à l’employeur par une délégation particulière ou sa représentation effective devant le comité.
Pour un salarié à temps partiel travaillant simultanément dans plusieurs entreprises, la candidature n’est possible que dans l’une d’elles, qu’il choisit. Ces conditions ne disparaissent pas après un premier mandat.
La qualité d’électeur est une question distincte : L. 2314-18 fixe notamment seize ans révolus, trois mois au moins dans l’entreprise et l’absence des incapacités relatives aux droits civiques qu’il vise. Une personne peut donc être électrice sans être éligible.
Que vérifier dans les documents de préparation ?
- Retrouver la durée applicable et le calendrier de renouvellement.
- Repérer les anciennes notices annonçant une exclusion après trois mandats.
- Actualiser l’information diffusée aux candidats et aux personnes préparant le scrutin.
- Contrôler l’éligibilité à partir des textes en vigueur.
- Conserver les éléments utiles au traitement d’une candidature contestée.
Exemple fictif : une salariée a exercé trois mandats successifs et souhaite se présenter au prochain renouvellement. Ce seul historique ne permet plus d’écarter sa candidature. Elle doit néanmoins satisfaire les autres conditions, puis être élue pour exercer un nouveau mandat.
Un départ en cours de mandat reste un sujet différent
L. 2314-33 prévoit toujours des fins de fonctions, notamment décès, démission, rupture du contrat ou perte des conditions d’éligibilité. Il maintient le mandat lors d’un changement de catégorie professionnelle. La possibilité de candidater à nouveau ne neutralise pas ces règles.
La suppression de la limite concerne le renouvellement des mandats. Le remplacement d’un titulaire absent ou sortant et l’organisation du bureau du comité répondent à d’autres questions. Cette fiche ne tranche pas un litige électoral individuel et ne modifie aucun mandat enregistré dans Percuto.
Sources et références
- Service Public — loi du 24 octobre 2025, suppression du plafond de mandats ↗
- Code du travail — L2314-33, durée et fin des fonctions ↗
- Code du travail — L2314-34, durée négociée entre deux et quatre ans ↗
- Code du travail — L2314-19, conditions d’éligibilité ↗
- Code du travail — L2314-18, conditions pour être électeur ↗
Ces informations générales ne remplacent pas l’examen de votre situation et des textes applicables.
