Actualité RH · Accords du 15 septembre 2026 · Avis d’extension au JO du 9 octobre 2026, texte 89 · IDCC 1182. Les deux accords signés dans la branche des ports de plaisance traitent de changements différents : la valeur du point servant à la rémunération et l’intégration de points déjà attribués à certains salariés. Ils doivent être examinés ensemble, sans ajouter automatiquement deux augmentations identiques.
Une valeur du point fixée à 12,14 €
L’article 1 du premier accord signé porte le point de 11,94 € à 12,14 € à compter du 1er septembre 2026. Le texte annonce une revalorisation de 1,7 %, puis un arrondi. Pour contrôler le montant, conservez la valeur finale imprimée ; ne remplacez pas 12,14 € par un résultat de multiplication non arrondi.
Ce repère ne permet pas, à lui seul, de conclure que tout salaire réellement versé doit augmenter de 1,7 %. Avant une correction, identifiez le coefficient, les éléments de rémunération concernés et les dispositions applicables au salarié. Le traitement d’une rémunération déjà supérieure au minimum demande une comparaison avec ces règles et le contrat.
Cinq points à intégrer au coefficient des bénéficiaires
Le second accord concerne les salariés qui bénéficient des cinq points supplémentaires issus de l’accord du 26 juin 2024. Il prévoit leur intégration au coefficient de base au plus tard le 30 novembre 2026. Il ne faut donc pas attribuer cinq points nouveaux à chaque salarié sans vérifier sa situation antérieure.
Exemple fictif, limité à l’arithmétique : cinq points valorisés à 12,14 € représentent 60,70 €. Si ces points sont déjà rémunérés séparément, les intégrer dans une base tout en conservant une seconde fois leur valorisation peut créer un doublon. Ce calcul isolé ne remplace pas la reconstitution du bulletin ni les règles de temps de travail.
Vérifier l’employeur lié par les accords
Les articles 4 prévoient une entrée en vigueur à la signature dans les conditions légales, une durée indéterminée et une procédure d’extension. Le JO du 9 octobre contient un avis envisageant cette extension. Cet avis ne constitue pas un arrêté rendant, à lui seul, les accords obligatoires pour toute la branche. Aucun arrêté d’extension concordant n’a été retrouvé dans les sources consultées au 28 octobre.
Les signataires et membres des organisations signataires sont liés dans les conditions applicables. Une extension peut ensuite rendre les stipulations obligatoires dans leur champ. Conservez la preuve du fondement retenu avant de fixer une date de correction ou de rappel ; une publication au BOCC ne suffit pas à établir une application uniforme à tous les employeurs.
Préparer un contrôle traçable
- Confirmer l’IDCC 1182 et le fondement d’application des accords à l’entreprise.
- Relever le coefficient, la valeur du point et la ligne portant déjà les cinq points.
- Identifier les seuls bénéficiaires de cette intégration et la date retenue.
- Comparer le détail avant et après, y compris les éléments dépendant du coefficient.
- Faire valider les éventuels rappels et expliquer la modification au salarié.
Conservez les états antérieurs et les accords avec la préparation de paie. Si le logiciel ne possède qu’une note documentaire, cette note ne prouve pas qu’une formule de calcul a été modifiée. La présente fiche n’active aucun paramètre et ne recalcule aucun historique.
Sources et références
- FFPP — accord signé du 15 septembre 2026 sur la valeur du point, 2 pages ↗
- FFPP — accord signé du 15 septembre 2026 sur l’intégration des cinq points, 2 pages ↗
- JO du 9 octobre 2026 — avis d’extension, NOR TRST2626458V ↗
- Code du travail — L. 2262-1, employeurs liés par un accord ↗
- Code du travail — L. 2261-15, portée de l’extension ↗
Ces informations générales ne remplacent pas l’examen de votre situation et des textes applicables.
